Présentation
C’est devenu le contrôle absolu des faits et gestes de l’ensemble de la
population.
Ce blog a pour objectif de vous informer sur les dangers liés à la biométrie, aux
systèmes de contrôle de l’individu ou aux caméras de surveillance embarquée et de plus en plus miniaturisées. Ces technologies de l’information et de la connaissance se trouvent être aux mains de multinationales, de sociétés
financières qui considèrent les femmes et les hommes .comme de simples marchandises. Notre monde évolue et se dirige vers des sociétés totalitaires où la machine et la technicité primeront sur
les valeurs humaines.
Vous pourrez bientôt lire une série d'articles concernent la vidéosurveillance, la biométrie, le RFID et les nanotechnologies. L'objectif principal est de fournir des
argumentaires pour lutter contre ces nouvelles technologies de la surveillance et de l'intrusion. La démarche envisagée est de produire un argument par article Elle aura
pour vision d'ouvrir à la formation militante des personnes intéressées par les technologies modernes. Elle favorisera la prise en compte d'une réflexion globale : Comment les
nouvelles technologies de la connaissance et de la transparance peuvent s'articuler, influencer et avoir une incidence particulière sur les lois prises ces dernières années :
la loi prévention de la délinquance ; la loi sur la protection de l'enfance; les fichiers bases élèves, la loi Hortefeux....
Marie-Claude BONNEVILLE
En effet, après le 11 septembre, l'Amérique meurtrie s’est lancée dans la chasse au terrorisme, imposant des lois de " traçabilité " pour tout ce qui entre sur le territoire. Aujourd’hui, en, marge des denrées alimentaires, c’est l’homme qui doit être " traçable ". Le RFID et les technologies biométriques sont donc plus que " tendances "…
Ainsi, le 1er janvier 2006, le passeport biométrique européen est venu
remplacer le passeport à lecture optique. On le devine très vite, ces considérations, si utiles soient-elles pour la sauvegarde de tous,
soulèvent moults débats sur le respect de la vie privée. Si la Cnil n'a pas encore été saisie du problème, elle émet des réserves de principe sur les " autres fins "
possibles.
Nos libertés sont-elles menacées ? quand en 2008, 300 fichiers conservent nos données personnelles (CNIL).
Renforcement du pouvoir sécuritaire des maires
Ainsi, le vendredi 9 novembre 2007, une commission nationale de vidéosurveillance et de contrôle a été mise en place pour évaluer l'impact des caméras sur la délinquance et les actes de terrorisme. Nous pouvons nous demander si c'est une structure parallèle à la CNIL (commission nationale informatique et libertés)?; Quelles sont les raisons de cette création? ; elle est constituée principalement de personnes favorables à la vidéosurveillance et d'experts de cabinet tel que Alain Bauer... A notre connaissance (selon le dernier dossier de presse du ministère de l'intérieur) aucune association de lutte pour la démocratie et les libertés individuelles n'a été invité. Nous pouvons craindre toute dérive sécuritaire émanant de cette nouvelle commission nationale de vidéosurveillance. lire l'article ci-dessous de Didier Arnaud - nous vous laissons juge sur les méthodes utilisées.
C’est une véritable offensive des œilletons. Des 350 000 caméras présentes sur le territoire français, on pourrait passer, d’ici à 2012, au million. Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, installait vendredi la Commission nationale de vidéosurveillance, qui pourra contrôler déploiement des caméras et donner des avis sur leur emploi. Remis en septembre, le rapport de Philippe Melchior, de l’Inspection général de l’administration (IGA), serait à l’origine de ce déploiement.«C’est un document de travail», son auteur ne le commentera pas. Dommage. Car l’analyse sur ces systèmes fait cruellement défaut. En matière de vidéosurveillance, le volontarisme affiché contraste avec l’absence d’évaluation des dispositifs.
Dérobades. «Il n’y a aucune étude réalisée en France sur l’impact de la vidéosurveillance», explique Pascal Veil, du Forum français pour la sécurité urbaine, organisme qui fédère plus de 130 communes sur les questions de sécurité. «En même temps qu’un plan de développement, il en faudrait un autre d’évaluation», précise Eric Chalumeau, qui a réalisé des études d’évaluation de la vidéosurveillance pour Lyon et Marseille. Villes qui n’ont pas rendu publics leurs résultats. «Les municipalités sont très opaques sur ces questions», constate Sebastian Roché, directeur de recherches au CNRS. Il boucle une étude autour de trois villes (Strasbourg, Lyon et Grenoble) sur les changements induits par la vidéosurveillance. Et a enregistré beaucoup de dérobades pour obtenir des chiffres et parler du sujet. Pourtant, il ne manque pas de voix pour en vanter les mérites lors de résolution d’affaires : attentats de Londres (mais pas de Madrid), meurtre d’un photographe, filmé par les caméras d’Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) en 2005.
Dans cette ville, selon la mairie, la mise en place des 29 caméras a fait baisser la délinquance de 11 % en 2005. Qui a à nouveau augmenté de 11 % en 2006, pour redescendre de 5 % en 2007. Ce qui donne le tournis au directeur général des services de la ville, qui avoue : «Il n’y a pas d’explication rationnelle.» Le commissariat n’a pas donné suite à notre demande d’entretien.
D’autres villes équipées ont du mal à critiquer leurs dispositifs. Fin 2007, Strasbourg, précurseur, comptera 200 caméras, surveillées par 25 personnes, en trois-huit. Depuis 2003, il y aurait eu 50 % de voitures brûlées en moins au quartier de la Meinau. La délinquance urbaine aurait baissé de 30 %. S’est-elle déplacée ? L’évaluation réalisée donne des résultats mitigés.
A Montargis, ville du Loiret de 15 000 habitants, le maire, Jean-Pierre Door (UMP), affirme qu’en cinq ans ses caméras ont permis de diminuer de 50 % le nombre d’actes délictuels en ville – incivilités, vols de carte bleue au distributeur, agressions. Mais aussi d’améliorer la circulation. Lui avance que c’est grâce à la vidéosurveillance. Des 21 caméras existantes, il en ajoutera 6. Coût : 3 % du budget de fonctionnement.
Opposition. Sebastian Roché prévient : «Rien ne prouve qu’il existe un lien entre l’installation des systèmes de vidéosurveillance et la baisse de la délinquance. La délinquance baisse aussi dans des villes où il n’y a pas de vidéosurveillance.» Qu’importe. Le maire de Montargis ajoute que les personnes âgées ressortent enfin en ville. Dans les municipalités de droite comme de gauche, l’opposition à l’installation est devenue rarissime. Mais, malgré l’acclimatation aux caméras, les réserves restent nombreuses.
«Il ne faut pas faire n’importe quoi avec cet outil», résume Francis Jaecki, directeur général de la sécurité à Strasbourg. D’abord, savoir où placer les caméras. Ensuite, les gérer efficacement avec les services de police. Eric Chalumeau parle de «partenariat actif» entre police nationale et ville qui améliore, dans certains cas, les taux d’élucidation. Beaucoup louent les usages facilités par la vidéo. Notamment les policiers qui peuvent visualiser pendant une bagarre la présence d’armes. Et dans les endroits fermés, comme les parkings, son efficacité n’est plus remise en cause.
Promesses. Mais la vidéo ne peut en aucun cas suffire, ni être, selon Sebastian Roché, «la potion magique». Elle doit aider à améliorer d’autres dispositifs. Jean-Pierre Hoss, qui fait partie du comité d’éthique de la ville de Lyon, insiste : «Ce qui compte c’est une bonne combinaison des moyens.» Il rappelle que les conclusions de l’enquête lyonnaise : «Elles incitent à une certaine prudence sur le tout caméra. Il y a des cas où il vaut mieux installer un réverbère qu’une caméra.»Dans son étude, Sebastian Roché montre que l’usage de la vidéo fait partie de la montée en force du maire en matière de sécurité, avec la création des polices municipales. «Avec ces outils-là, les édiles redeviennent crédibles.» L’accroissement des caméras faisait partie des promesses du candidat Sarkozy.«En matière de lutte contre la délinquance, l’insistance sur la vidéosurveillance révèle une absence de stratégie», résume le chercheur.
Le programme national d’installation coûtera de 5 à 6 milliards d’euros. L’Etat en prendra une partie à sa charge – pour un montant non encore fixé – dans le cadre du fonds interministériel de prévention de la délinquance. Autant d’argent en moins pour les associations de terrain qui œuvrent dans la prévention.

